Visioconférence Ultima Patagonia

Ce lundi 11 février 2019a été un grand jour pour tous les écoliers, collégiens et lycéens qui se sont inscrits au projet Centre Terre. Une visioconférence était organisée et devait permettre aux différents protagonistes de se voir et d’échanger sur différents sujets concernant l’île de Madre de Dios.

Rappelons que L’académie de Toulouse, l’association Centre-Terre et la Fédération Française de Spéléologie ont proposé à tous les établissements scolaires de France de suivre l’expédition Ultima Patagonia 2019 qui se déroulait sur l’île de Madre de Dios en janvier et février. Celle-ci est battue par des vents violents et soumise aux plus fortes pluviométries de la planète. La singularité de ce suivi permet aux élèves de découvrir de manière concrète la géologie, l’hydrologie, la climatologie, la paléontologie, la préhistoire, l’art rupestre, l’archéologie, l’écologie, la géographie, la glaciologie…

Voici, chers lecteurs du blog, notre extraordinaire rencontre avec les spéléologues et autres chercheurs.

 » Bernard nous explique qu’une fenêtre de beau temps s’offre à eux, après 3 jours de tempête. Ce lundi 11 février est une journée intense. Douze personnes sont actuellement sur le terrain à plus de trois heures de marche du camps de base. La veille avait été consacrée à la réparation de bateaux.  »

« – Au camp avancé sur le glacier, comment ressentes-vous les craquements du glacier, dormez-vous bien, est-ce impressionnant ? Questionnent les premiers élèves.

– Un glacier est une masse vivante. Ça bouge, ça craque et ça se déforme. Une trace marquée au GPS en avril est totalement différente en janvier. On chausse les crampons et on prend les piolets. La vitesse de déplacement de certains glaciers est de 1 kilomètre par an. On entend les craquements quand on visse nos broches dans la glace, avec des fissures parfois sur 5 ou 10 mètres, là, ça peut faire peur, détaille Bernard. »

«  – Pouvez-vous nous donner l’emploi du temps d’une journée type ?

– Une journée type à la cabane, c’est un peu comme une journée à la maison. Le petit déjeuner est pris entre 8 et 9 heures, le repas vers 13 heures et le dîner à 20 heures. On prépare des pizzas, des gratins. On se remet en forme, on se repose, on fait la lessive, le plan des grottes, et le journal de bord de ce qu’on a fait (tâches collectives).

-Une journée en camps avancé commence entre 8 et 10 heures. Nous déjeunons vers 15 heures, après l’activité où l’on cherche des chemins, des grottes, on explore. Puis le dîner se fait entre 19 et 22 heures, avec des repas lyophilisés car moins lourds à transporter. Il faut savoir que le soleil se couche à 11 heures du soir. » Répond Laurence.

 » – Quelle est la plus grande qualité à avoir, d’après vous ?

– Je pense qu’il faut avoir une bonne discipline, être passionné, être performant dans notre domaine et penser en terme de collectif. Il nous faut assurer la sécurité des uns et des autres. C’est donc un ensemble de compétences plus qu’une qualité.

– Quel est votre impact sur la nature ?

– C’est sûr que le meilleur moyen de protéger la nature, c’est de ne pas y mettre les pieds, mais on décide d’y aller pour découvrir et on a donc inévitablement un impact. On consomme par exemple beaucoup de combustible. Mais d’un autre côté, avec notre travail, on peut préserver la nature sur le long terme.

Après, nous sommes attentifs au traitement des déchets. Il est vrai que l’on a aussi un rôle d’observateurs et que l’on constate des pollution sur les plages, ramenées par les courants marins. » Précise Laurent.

« – A ce sujet, avez-vous retrouvé sur les côtes de l’île des traces de pollution provenant des activités humaines ?

– Sur le front Pacifique, il y a des plages mais elles sont très éloignées de nous, de notre camp de base. Depuis qu’on y est cette année, une seule équipe est parvenue à s’y rendre, à cause de la houle, c’est très compliqué. Sur cette plage de 2 kilomètres, on a trouvé un tuyau de 20 mètres de long, 1 de 2 mètres et 3 morceaux de filets de pêche. »

 » – Est-ce-que vous envisageriez de rester de façon permanente sur l’île si vous aviez les moyens d’être autonomes en électricité, nourriture et eau ?

– Rester de manière permanente ici, ce n’est pas évident. Techniquement, on pourrai rester 6 mois ou plus mais ce serait vraiment compliqué. Mais j’aime venir ici, car nous apprenons beaucoup. on voit la nature telle qu’elle était avant l’homme.  » Nous dit Richard.

« – Que recherchez-vous sur l’île. Quelles ont été vos plus grandes découvertes ?

– Nous recherchons, en tant que spéléologues, le monde souterrain, puis le botaniste recherchera des choses différentes d’un archéologue. On sait que des hommes ont réussi à vivre sur ces îles, en sachant s’adapter. Au niveau esthétique, les paysages, les glaciers sont extraordinaires.  » Déclare Luc.

 » – Pour la préparation de cette expédition, comment vous êtes-vous préparés ?

– Nous sommes spéléologues à la base. Mais pour cette expédition, nous nous préparons à notre manière, en courant, en faisant de la musculation, des balades… pour avoir de l’endurance. Car ici, on sollicite tout le temps son corps.

Des risques, il y en a, le même que l’on peut avoir en montagne, par exemple des risques de brûlures avec les réchauds. La peur, nous l’avons pour les camarades qui partent en expédition plus que pour nous-même. On s’interroge, ont-ils froid ? Vont-ils bien ? Car nous avons peu de nouvelles durant une expédition. Nous avons parfois peur que nos tentes s’envolent. »

 » – Quel est l’animal le plus particulier que vous ayez rencontré ou découvert en quoi est-il si spécial ?

– Sur les îles, peu de gros animaux. On observe dans l’eau, le dauphin, plusieurs espèces différentes et Nestor qui nous accompagne. Ils aiment la compagnie des hommes. Hier (dimanche 10 février), nous avons filmé dans la forêt un hibou, qui nous a regardé pendant une demi-heure. c’était exceptionnel. Il n’avait pas peur, car très peu habitué à l’être humain. Dans les étangs, on voit des ragondins. Pas de reptile en revanche. On rencontre aussi des otaries, ça sent très mauvais. Et nous avons également croisé une famille d’orques lors d’une plongée : impressionnant ! » Raconte Richard

 » – Est-ce que durant vos expéditions souterraines, vous avez déjà été coincés et comment avez-vous fait pour parvenir à vous dégager ?

– Tout spéléologue apprend à se déplacer dans tous les univers souterrains mais on organise une petite trousse de survie pour le cas où.. S’il y a une montée des eaux, on cherche un endroit pour se mettre en attente. Sur Madre de Dios, on se méfie des montées des eaux. Les autres risques sont les passages peu stables, qui se referment derrière nous. Dans ce cas, si on envisage un risque, alors, on fait marche arrière.  » Précise Bernard.

« – Qu’est-ce qui est le plus difficile pour vous ?

– Le plus difficile est la traversée de la forêt magellanique, sur un plateau calcaire car c’est dangereux, il y a des trous. Le calcaire est fissuré ou bien la mousse en surface cache les cavités. C’est très dangereux. On la contourne dès que cela est possible.

L’autre difficulté, c’est la vie de camp car nous avons très peu d’espace d’intimité. Vivre avec les autres, avec juste 1 m2, c’est difficile et nous sommes 30. La nuit : les ronfleurs sont d’autres types de nuisibles ! » plaisante Serge pour finir.

 » – Est-ce que vous avez fait de nouvelles découvertes et en particulier des découvertes de traces humaines ?

– Nous avons fait beaucoup de découvertes au niveau spéléo (grottes), en plongée (bordures maritimes avec des galeries souterraines). rien de nouveau sur les traces humaines. nous sommes en altitude. sur la partie Sud, nous avions découvert des traces mais pas sur la partie Nord. cette après-midi, nous retournons sur des sites où nous avions trouvé des ossements. »

Pour clôturer cette visioconférence, nous avons eu la chance de découvrir des images de l’intérieur de la cabane mais également de l’extérieur proche. si vous souhaitez en savoir plus, rendez-vous sur le site de Centre Terre.

 

 

 

 

 

 

 

Le détroit de Magellan


Le détroit de Magellan est situé au sud du Chili entre l’océan Atlantique et Pacifique. Le détroit de Magellan vient du nom de Fernand de Magellan (qui était un grand explorateur) car en 1519, il fit le premier voyage autour du monde.

Il découvrit la terre de feu (un archipel) et entre l’extrémité sud de l’Amérique.

Donc aujourd’hui le détroit porte, en son honneur, son nom.

Le détroit de Magellan sépare la terre de feu et le reste du continent sud américain. Ce détroit est un passage pour les bateaux et il mesure environ 611 kilomètres.

Clara et Éléna

Le nandou

LE NANDOU vient d’Amérique du sud et fait partie de la même famille que l’autruche. La femelle pèse entre 10 et 20 kg. Le mâle pèse entre 20 et 30 Kg.

Cet animal peut mesurer de 125 à 160 centimètres.

Le nandou est un oiseau très rapide : il peut faire des  enjambés de 1,50 m.

Ushuaïa

Ushuaia est une ville Argentine.

Ushuaia fait partie de l’archipel de la terre de feu.

Ushuaia fait 9390 km2 et compre 56825 habitants.

Cette ville est la plus australe du Monde.

Que cela soit en hiver ou en été il y a environ la même température  de 0°C.

Un peu d’histoire :

Les premières populations de cette terre arrivèrent à pied sur la grande  île de la  terre de feu. C’étaient des chasseurs et des cueilleurs , il y a plus de 10 000 ans.

Le maire  actuel s’appelle  Walter Futo

Elian et Mael .S

La Patagonie

La Patagonie se situe dans le Sud de l’Amérique.

La Patagonie est  une région géographique de l’Argentine et du Chili. Elle est célèbre grâce à la Terre de feu et des grandes villes comme Ushuaïa et les deux capitales du Chili et de l’Argentine : Buenos Aires et Santiago.

Le drapeau de la Patagonie

Les régions géographiques de la Patagonie abritent des montagnes, des glaciers, des pampas, des forêts, des littoraux d’îles et d’archipels.

La Patagonie est habitée depuis plus de 10 000 ans par les Amérindiens.       Et dans la faune de la Patagonie on retrouve des jaguars, des aras militaires, des ours à lunettes…

Elie et Titouan Continuer la lecture de « La Patagonie »

Le Chili

Le Chili est un pays d’Amérique du sud. Sa capitale est Santiago, la langue officielle est l’Espagnol. La monnaie est le peso.

La signification des couleurs du drapeau Chilien :

-La bande rouge  en bas, pour le sang des personnes qui ont lutté pour l’indépendance;

-La bande blanche en haut,pour représenter la neige des Andes;

-Le carré bleu représente le ciel ;

-La grosse étoile blanche pour symboliser l’unité de la République.

La découverte du Chili est faite en 1520 par Ferdinand de Magellan.

Le président de la république Chilienne est Sebastián Pinera Echenique .

Au Chili il y a 18 646 363 habitants .

Ethan et Judicaël

 

 

Le tatou

Les tatous sont des mammifères d’ Amérique tropicale. Les tatous ont le corps recouvert par une carapace. Le tatou géant peut peser jusqu’à 55 kg. Leur moyen de reconnaissance passe par la communication olfactive. Les tatous ne sont d’aucune agressivité.

Audrey

Le renard gris d’Argentine

Le renard gris d’Argentine est un petit canidé d’Amérique du sud. Il a plusieurs noms comme Lycalopex griseus, Renard de Patagonie, il ne pèse pas plus de 3 kilogrammes et mesure une cinquantaine de centimètres. Il se nourrit de rongeurs, d’oiseaux et de lapins.

Frédérique et Yves

Ça y est, ils sont arrivés !

Ils ont fait 26000 kilomètres à vélo !

Départ d’Alaska et arrivée à Ushuaia.

 

Fred et Yves sont partis en Juillet 2017 et sont arrivés à Ushuaia le mercredi 23 janvier 2019.

Un exploit magnifique !

Ils ont été très émus, quelle aventure ! Un an et demi en deux roues, avec des animaux, d’autres personnes, de nouveaux aliments.

Zoé et Mila